Laurence Guillon, portrait d’une artiste autodidacte

Aussi à l’aise avec un pinceau qu’avec un crayon, Laurence dessine depuis son plus jeune âge. C’est loin de son Ardèche natale que cette artiste autodidacte a décidé de poser ses valises. Expatriée en Russie, Laurence consacre sa vie à ses passions. Artiste peintre, écrivaine, iconographe, ses compétences sont multiples. Particulièrement attachée à son pays d’adoption, elle tire son inspiration de Dostoïevski ou encore du tsar Ivan le Terrible, sans oublier des artistes européens comme Van Gogh.

Laurence Guillon: un parcours atypique

Dès son enfance, Laurence prend un réel plaisir à dessiner. Encouragée par sa mère, son modèle, elle persévère et commence à raconter des histoires à travers ses dessins. Ses coups de crayon deviennent plus sûrs, plus nets, mais mal orientée, elle décide d’étudier le russe et non la peinture. Mais l’appel du papier est plus fort que tout et quelques années plus tard, elle s’inscrit aux Beaux-Arts. Perdue dans un système éducatif qui a du mal à se remettre de la crise de 1968, Laurence étudie la gravure ou encore l’iconographie. Elle tente de percer aux Etats-Unis, milieu porteur de l’art, mais dépourvue de visa, elle échoue. Elle s’essaie un moment à une carrière plus terre-à-terre dans l’éducation nationale, plus pas nécessité que par envie. Mais dépassée par l’intolérance et le snobisme français, elle fait le choix de partir en Russie, ce pays qui l’a toujours tant intriguée. Là-bas, elle s’intéresse au folklore russe traditionnel et décide de le faire découvrir aux enfants. Elle se remet à dessiner et découvre de nouvelles techniques telles que l’aquarelle ou l’acrylique. Laurence se met également à écrire et publie son premier roman « Lueurs à la Dérive » qui traite de la période stalinienne.

laurence guillon

<h/1>  Laurence Guillon: village de Krasnoïe aquarelle<h/1>

Être artiste autodidacte : une décision pas toujours facile à assumer

Vivre de l’art sans formation est difficile. Laurence a dû faire face, à de nombreuses reprises, à la complexité du système administratif de la France. Elle a également souffert du comportement des Français et du regard critique que l’on porte aux artistes. Persévérante et obstinée, Laurence décide de changer de point de vue. Elle se passionne pour le folklore russe et se persuade qu’il faut travailler l’art selon des méthodes anciennes. En France, elle ne parvient pas à tirer son épingle du jeu. C’est donc en Russie qu’elle tente de se faire connaître en présentant ses œuvres dans des expositions sauvages qui lui permettent de vendre certaines de ses créations. Finalement, Laurence prend la décision de faire ce qu’elle aime et continue de créer, mais par plaisir uniquement.

Savoir persévérer

Autodidacte, Laurence a puisé sa force dans son expérience. Ses passions lui ont permis d’avancer et son courage de ne pas baisser les bras. Aujourd’hui à la retraite, elle continue de travailler sur des projets qui lui tiennent à cœur. Elle reste, cependant, déçue par le système français qui ne laisse pas aux artistes le droit de s’épanouir. En pleine rédaction d’un livre sur Ivan le Terrible, elle espère pouvoir le faire publier en Russie. Laurence n’oublie pas pour autant ses premières amours et espère pouvoir se reprendre la peinture dès que possible et exposer ses toiles dans des galeries locales.

 

Trouver le livre de Laurence Guillon

Voir les peintures de Laurence Guilon

Voir d’autres portraits 

Demander une interview

0 Commentaires

Laisser une réponse

libero. et, fringilla dictum mattis ut risus. odio dolor. massa venenatis, Phasellus

Vous connecter avec vos identifiants

ou    

Vous avez oublié vos informations ?

Create Account